Les livres de
sagesse de l’Ancien Testament :
Les livres de
sagesse, comme on les appelle, Proverbes, Job et Ecclésiaste, se
rattachent à un genre très répandu dans le Proche-orient ancien et
présent dans les couches anciennes de toutes les civilisations. Il
rassemble les instructions et réflexions accumulées au cours des âges
sous forme de proverbes et s’interroge sur l’existence. Il fournit
ainsi à la société un fonds commun favorisant l’éducation à la vie
sociale et la réflexion.
La trame sur laquelle
l’Ancien Testament est tissé est différente : elle est la révélation
de Dieu dans l’histoire du monde au travers d’un peuple qu’il a
choisi. Il l’a libéré, lui a donné sa loi et lui adresse des messages
par ses prophètes.
C’est par le thème de
la « crainte du Seigneur », fondement de la sagesse (Pr 1.7), que
celle-ci est reliée au cœur de la révélation biblique. Ainsi
rattachée, elle donne accès à tout le champ de la connaissance et de
la réflexion humaine tout en invitant au discernement nécessaire dans
un environnement aussi vaste et si divers. Voilà qui nous rapproche
du thème de notre synode.
Notes :
Dans nos
traductions françaises de l’AT « l’Eternel » (Segond, Semeur) ou « le
Seigneur » (TOB, NBS, Français courant) sont des équivalents plus ou
moins satisfaisants de YHWH, le nom personnel de Dieu, sous lequel il
s’est fait connaître à Israël. C’est ce nom qui est utilisé dans
l’affirmation du principe de base de la sagesse (Pr 1.7).
Le mot de «
crainte » (v. 6) en rapport avec le Seigneur est évité par les
versions modernes dites à équivalence fonctionnelle (Français
courant, Semeur), il est évident qu’il s’agit d’abord d’un profond
respect pour une personne que l’on connaît et que l’on aime (parents,
Dieu), mais il serait naïf d’évacuer totalement l’idée de crainte,
crainte de déplaire et même crainte d’être puni.
Le texte :
Compter dans
cette section le nombre de proverbes (versets) où figure le nom «
Seigneur » ou «l’Eternel». Quelle conclusion en tirer sur le type
d’enseignement que communiquent ces proverbes ? Si l’on distingue
dans le livre des Proverbes entre le champ commun de la sagesse et le
principe de base, la crainte du Seigneur, sommes-nous ici dans le
champ commun ou avons nous plutôt affaire à la réaffirmation du
principe de base ?
Relever les
proverbes qui soulignent le contraste entre ce que l’être humain
pense, projette, décide et ce que Dieu, lui, pense et fait.
Pour nos Églises/
notre Eglise aujourd’hui :
ã
Remplissez le tableau en indiquant les idées qui
s’opposent ou se répondent dans chacun des versets selon l’exemple
indiqué.
ã
Quelles valeurs voyons-nous affirmées dans ce passage
et que nous sommes appelés à cultiver individuellement et
collectivement ? Surtout dans la conjoncture actuelle.
ã
Quelle place faisons-nous à Dieu, à la piété, dans
notre appréciation de la réalité actuelle ?
ã
Examinons vos ou nos défis ou projets pour cette
année ?