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Dans
les montagnes suisses
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Dans les montagnes suisses, l’automne
est parfois d’une beauté à couper le souffle. Un jour, pendant
les vacances, je sortis faire une longue promenade en plein air.
Un vacher parut et quand il arriva à ma hauteur, nous nous sommes
mis à discuter. Il était temps de faire redescendre le troupeau
des hauts alpages où il avait passé l’été, parce
que le temps fraîchissait en altitude. Bientôt, la neige tomberait
et elle pourrait être fatale au bétail. Aussi le troupeau redescendrait-il
au village pour passer les mois d’hiver à l’abri dans les étables
chaudes.
Les vaches descendaient régulière-ment. Il y avait encore
beaucoup d’herbe à brouter le long du chemin mais elles l’ignoraient
complètement. « C’est un phénomène très
intéressant ! » me dit le vacher. « Tous les ans, quand
nous levons le camp sur les prés de l’Alpe et que nous commençons
la descente, les vaches savent exactement où nous allons. Elles traversent
tout droit les meilleurs pâturages et contournent l’herbe la plus luxuriante.
Elles savent que le voyage vers l’étable prendra la journée.
C’est pourquoi elles gardent une allure régulière sans regarder
ni à droite ni à gauche. Elles ne veulent pas être laissées
en arrière, même pour la meilleure luzerne le long du chemin,
parce qu’elles savent qu’elles rentrent chez elles ! »
« C’est surprenant », pensais-je. « Nous, les humains,
nous nous laissons distraire par toutes sortes de choses sur notre chemin
vers la Jérusalem céleste. Jésus nous a dit d’avoir un
seul but, mais trop souvent, nous nous en écartons. Oh, Seigneur aide-nous
à ignorer les distractions de ce monde pour que nous puissions garder
nos yeux fixés sur toi ! »
Tiré de Rudi Lack : Des chemins de la vie (Editions Glifa, p.60-61)
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